fbpx

Réalité augmentée, réalité virtuelle et réalités mixtes : que sont-elles et à quoi servent-elles ?

Réalité augmentée, réalité virtuelle et réalités mixtes : que sont-elles et à quoi servent-elles ?

Nous allons expliquer les différences entre ces trois technologies qui sont étroitement liées et peuvent être utilisées dans le secteur de l’architecture et de l’ingénierie de la construction.

Les recherches sur les réalités étendues (réalité augmentée, réalité virtuelle et réalité mixte) ont commencé il y a plusieurs décennies. Toutefois, ce n’est que l’année dernière qu’elles ont commencé à avoir un impact direct sur les consommateurs. En chiffres mondiaux, les investissements dans ces technologies ont atteint 14 400 millions d’euros à la fin de l’année 2019 et devraient être multipliés par dix d’ici 2023.

Un tournant dans l’utilisation de ces technologies étendues s’est produit en 2020, lorsque l’impact de la COVID-19 a fortement stimulé le marché de ces technologies, en augmentant à la fois la production et la vente de hardware ainsi que le développement de contenu et d’applications.

Les smartphones, les dispositifs de RA et de RM promettent de devenir des technologies essentielles et de remodeler complètement la façon dont les gens communiquent et accèdent aux services et aux informations. Par conséquent, les entreprises tentent de s’adapter à cette nouvelle tendance en reformulant leurs services pour les interfaces spatiales et en comprenant leur fonctionnement.

Chez BIMserver.center, une plateforme mondiale ouverte de collaboration dans le cloud pour les projets d’architecture et d’ingénierie de la construction utilisant des formats standards ouverts, nous nous sommes également engagés à développer ces technologies disruptives afin d’offrir à nos utilisateurs et clients les meilleurs outils, pour mener à bien leurs projets de construction avec plus de sécurité et d’efficacité.

Pour cette raison, et conscients qu’il existe encore quelques doutes sur les différences entre la réalité augmentée, la réalité virtuelle et les réalités mixtes, nous allons expliquer brièvement les caractéristiques de chacune d’entre elles et leurs différences.

Réalité virtuelle

La réalité virtuelle est la technologie qui permet de remplacer notre environnement par un autre généré numériquement. Pour pouvoir créer ce nouvel environnement, la réalité virtuelle nécessite normalement l’utilisation de lunettes de réalité virtuelle pour pouvoir nous emmener dans le nouvel endroit et vivre toutes sortes d’expériences qui se produisent comme dans la vraie vie. Cette technologie est utilisée pour créer des mondes, des environnements et des réalités indépendantes de l’extérieur avec lesquelles il est possible d’interagir.

Réalité augmentée

La réalité augmentée est la technologie qui permet de superposer des couches d’informations sur le monde physique dans lequel nous nous trouvons. La principale différence avec la réalité virtuelle est qu’elle ne crée pas un nouvel environnement indépendant de la réalité mais un contenu virtuel qui est appliqué au monde réel. Pour utiliser la réalité augmentée, il suffit d’un smartphone équipé d’un appareil photo ou bien d’une tablette et d’une application RA. Appliquée au secteur du BTP, la réalité augmentée implique une série d’avantages tels que l’amélioration de la communication entre les acteurs, la rationalisation des processus, les économies de coûts, la réduction des erreurs et l’amélioration de la productivité.

Réalité mixte

La réalité mixte, pour sa part, est une technologie plus complexe que les deux précédentes et peut être définie comme un hybride de réalité augmentée et de réalité virtuelle. Plus précisément, dans la réalité mixte, le monde physique est fusionné avec le monde numérique. À cette fin, elle offre à l’utilisateur un monde virtuel qui a été recréé sur le monde réel, ce qui nous permet d’interagir avec le premier sans échapper totalement au second. Ainsi, par exemple, tout objet virtuel placé sur un environnement physique reçoit des informations sur l’espace réel et son contexte, ce qui fait que des facteurs tels que l’éclairage influencent la perception que nous avons des objets virtuels.

Technologies à usage professionnel

Ces trois technologies sont appelées à coexister et à se compléter mutuellement car elles offrent des expériences différentes selon le secteur dans lequel elles sont appliquées. À cet égard, le rapport XR INSIDE 2021 (NTT DATA) souligne que depuis 2020, les investissements des entreprises des secteurs économiques en dehors de l’industrie du divertissement, leader dans l’utilisation de ces technologies, connaissent une croissance fulgurante.

Plus précisément, les domaines d’intérêt qui connaissent la plus forte croissance sont la formation, l’éducation, les soins de santé, le tourisme et les jeux. En conséquence, l’étude note que « les entreprises tentent de s’adapter à cette nouvelle tendance, en reformulant leurs services pour les interfaces spatiales et en comprenant leur fonctionnement ».

Déjà en 2018, le Rapport XR : Radiographie de la réalité virtuelle, augmentée et mixte en Espagne, préparé par Fundación Telefónica, précise que les taux de pénétration de ces technologies par secteurs économiques en Espagne sont les suivants :

Utilisation des réalités étendues par pays

Dans le même temps, le dernier rapport de PwC Seeing is believing. How virtual reality and augmented reality are transforming business and the economy met l’accent sur l’évolution de l’industrie de la réalité étendue, dont il estime qu’elle générera un chiffre d’affaires pouvant atteindre 1 500 milliards de dollars dans l’économie mondiale d’ici 2030.

Par pays, ce sont les États-Unis qui bénéficieront le plus de l’application de ces technologies, estimant que la RA et la RV auront un impact économique de 515 520 millions d’euros en 2030, ce qui équivaut à une augmentation de leur PIB de 2,83 %. Le pays nord-américain est suivi par la Chine et le Japon qui, avec 175 968 et 137 472 millions d’euros générés respectivement, connaîtront une croissance de 2,09% et 2% de leur PIB.

En Europe, l’étude se concentre sur les cas de l’Allemagne, de la Finlande, du Royaume-Uni et de la France, qui, selon le document, verront leur produit intérieur brut croître de 2,46 %, 2,64 %, 2,44 % et 0,72 %, respectivement.

mm
Partager

Plus d'articles